Le blog de la CGT des Hôpitaux du Val de lorraine

Ce blog est destiné à faire circuler l’information au sein de nos établissements tout en laissant la possibilité aux agents, sans distinction aucune, de témoigner de leurs préoccupations vécues au quotidien. Il a pour but de vous donner les renseignements utiles sur vos droits et de vous livrer les commentaires, les actions et revendications de nos représentants CGT siégeant dans les différentes instances de nos établissements. Chacun peut proposer un article ou un commentaire, mais dans le respect strict des autres.

 

Publié par CGT

Un nouveau baromètre vient s'ajouter à la série d'enquêtes et sondages menés par les uns et les autres sur le système de santé. Celui-ci pointe "un système au bord de l'implosion". Le premier baromètre 2018 de la qualité des soins vue par les médecins et les infirmiers, réalisé par 360 medics et Egora, met en exergue une diminution de la qualité des soins en France aux yeux des médecins et des infirmiers. Côté infirmiers en exercice, la note globale moyenne sur la qualité générale des soins dépasse à peine la moyenne (5,1 sur 10). Elle atteint 6,3 sur 10 chez les médecins. Sur les cinq dernières années, 88% des répondants considèrent qu'il y a eu une dégradation (6% estiment qu'il y a eu une amélioration). "À l'échelle globale comme individuelle, le facteur négatif le plus impactant est de nature systémique", analysent les promoteurs de l'enquête. Paradoxalement, poursuivent-ils, "les soignants semblent chercher à compenser les défaillances du système de soins et s'engagent toujours plus dans la qualité du soin".
 

Méthodologie

3 898 professionnels de santé ont participé à cette enquête auto-administrée sur Internet du 12 au 30 avril 2018. 951 médecins ou futurs médecins et 1 217 infirmiers ou futurs infirmiers ont été conservés pour l'analyse, soit 2 210 répondants dont 1 766 en exercice. Les résultats ont été redressés selon la représentativité de chaque type d'exercice et selon les métiers.

 

Ces moyennes cachent des situations oùla perception de la qualité des soins est encore plus faible.


Selon les répondants, le premier facteur de détérioration de la qualité des soins est la surcharge de travail et/ou le manque de personnel. Il est suivi par les contraintes imposées par des administrations et autorités puis par le manque de moyens financiers. La formation continue des soignants entre peu en jeu, selon les personnes interrogées. Au niveau individuel, ce constat se retrouve puisque ce sont les conditions matérielles de travail puis le moral et le bien-être qui affectent cette qualité des soins.

Parallèlement, l'enquête pointe un engagement personnel accru de la part des intéressés. "Ils ne sont que 10% des médecins et 14% des infirmiers à faire preuve de démotivation avec moins d'engagement personnel", relèvent les promoteurs. Les soignants portent ainsi une attention particulière à la qualité de la transmission d'informations patients (73%), à la gestion des connaissances médicales (60%) et moins aux projets d'amélioration des conditions d'exercice (43%).

Ces résultats confirment le bas niveau du moral des professionnels de santé, qui attendent donc ardemment l'annonce mi-juin du président de la République Emmanuel Macron de sa vaste réforme de l'hôpital.

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